3ème prix 2014 de l'auteur sans piston Edilivre, région Centre.


"Si la coquille guide nos pas en direction de Compostelle, c'est le saumon qui symbolise ce retour inattendu, chemin faisant, vers les sources de mon enfance". (Jacques Teyssandier)

 

Rencontre avec Jacques Teyssandier, auteur de "La coquille et le saumon"

Jacques Teyssandier, présentez-nous votre ouvrage La coquille et le saumon ?
La coquille et le saumon est mon premier « bébé » littéraire. Si la coquille guide nos pas en direction de Compostelle, c’est le saumon qui me ramène aux sources corréziennes de mon enfance. Ce récit, c’est un peu deux livres en un ! Conçu sur le chemin, écrit en neuf mois, le temps d’une grossesse, il a ensuite été jugé viable par Edilivre, mon éditeur, lors de l’échographie du manuscrit.  Dans leur maternité, moderne et fonctionnelle, entourée d’un personnel attentif et bienveillant, le petit est né. Baptisé aussitôt « roman d’aventure et de terroir », il aura toujours pour moi une saveur particulière.

D’où vous vient votre passion pour l’écriture ?
Je garde la nostalgie de mes premières « compositions françaises » de l’école primaire. Très timide, j’y trouvais déjà un moyen d’expression privilégié. Aujourd’hui, jeune retraité,  j’ai du temps pour me consacrer à ma nouvelle passion. Atteint d’un cancer voilà quatre ans, la maladie m’a fait prendre conscience de la fragilité de la vie. Elle a cassé la relation privilégiée que j’entretenais avec le monde du travail. Tout naturellement, ce lâcher-prise imposé a favorisé mon expression littéraire. Ainsi, la randonnée est devenue une sorte de pèlerinage… et la source, que j’avais en moi, très certainement, s’est mise à couler. Grâce à l’écriture, j’ai la délicieuse sensation de redevenir un peu enfant et de retrouver une bonne partie de ma fraîcheur originelle.

Cet ouvrage comprend-t-il une partie autobiographique ?
Indéniablement. Ce chemin, c’est notre histoire, mon épouse et moi, sur ces 750 km entre Tours et Pampelune. C’est aussi quantité d’anecdotes authentiques de mon enfance qui sont remontées à la surface, de manière inattendue. Dans ce livre, je me livre vraiment, sans aucun jeu de mots.

Avez-vous des habitudes d’écritures particulières ?
J’essaie d’écrire un peu tous les jours, même si ce ne sont que quelques lignes parfois, une manière de garder bien présent  le fil de mes histoires.

Quels sont vos secrets pour trouver l’inspiration ?
Je suis un adepte de la course à pied. Curieusement, c’est souvent lorsque je cours que je trouve mes meilleures inspirations. Mes idées se décantent, s’ordonnent alors, sans effort et comme par enchantement.

Etes-vous attiré par d’autres genres littéraires ?
J’ai des goûts assez éclectiques. L’écriture est une merveilleuse façon de construire, sans barrière ni contrainte. J’aimerais écrire des poésies, des nouvelles, un roman policier aussi, pourquoi pas ! En fait, je suis ouvert à tout.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Mon projet le plus immédiat concerne l’écriture d’un roman. A l’image du cuisinier, j’ai déjà rassemblé tous les ingrédients nécessaires à la confection d’un bon petit plat… mais je cherche encore la meilleure recette, celle capable de les valoriser sans les dénaturer.

Un mot pour vos lecteurs ?
L’écriture, c’est un peu comme une eau qui coule... Je souhaite que mes lecteurs puissent se désaltérer avec l’agréable sensation de boire une eau pure, fraîche, légère, authentique. Une eau de source en quelque sorte !

Interview Edilivre Paris